Il Il Il est parti
Il Il Il s’est exilé
Il Il Il s’est évadé
Il Il Il s’est enfui.
Je Je Je suis toute triste
Je Je Je me morfonds en silence
Je Je Je crois qu’il s’en balance
Je Je Je ne suis plus sur sa liste
Tu Tu Tu me manque déja
Tu Tu Tu t’es foutu de moi
Tu Tu Tu ne me regarde même pas
Tu Tu Tu es si loin de moi.
Vous Vous Vous réjouissez de mon malheur
Vous Vous Vous moquez de moi, méchantes,
Vous Vous Vous savez lorsqu’ils mentent
Vous Vous Vous n’etes pas vraiment mes soeurs.
Nous Nous Nous aurions pu être heureux mon chéri
Nous Nous Nous aimer toute notre vie
Nous Nous Nous ne serons jamais ensemble
Nous Nous Nous deviens je, j’en tremble.
Ils Ils Ils se moquent de moi
Ils Ils Ils abusent de moi
Ils Ils Ils sont si cruels
Ils Ils Ils n’aiment que les belles
La lune éclaire cette lettre
Que tu m'as écrite hier ma chérie.
Tu sais que j'ai toujours adoré ton écriture,
Avec ces fleurs, ces petits ronds sur les "i",
Car derrière ces lignes se dessinent ton murmure
Que je perçois à travers ces courbes.
Avec toi les mots se succèdent et se suivent
Sans jamais lasser, toujours avec une pointe d'ironie,
Parfois à peine caché, oui, tu n'hésites jamais
A me lancer quelques petites vannes, petites moqueries,
Qui me feront sourire, me rendront plus gaie,
Pour finalement t'excuser quelques lignes plus loin.
Mais cette lettre-ci est triste et sobre,
Je l'ai d'ailleurs laissé tomber sur le bureau,
Et si je reconnais ton style à travers ces mots,
Je te découvre une facette que je ne te savais pas,
Cette lettre qui m'a fait passer de vie à trépas,
Cette lettre qui m'affirme que tu ne veux plus de moi.
Parce que tu es là
Toute seule dans ta chambre
Parce qu'il n'est plus là
Ton âme est à vendre
Dans le désert où tu te trouves
Tes pleurs n'y feront rien
Mais ces larmes te font du bien
Tandis que l'orage couve
Lui, il t'a quitté
Sans regrets ni remords
Tu dois l'effacer
Oui, oublier son corps
Tu l'oublieras mais
Du plus profond de ton etre
Tu ne veux pas l'oublier
Car ton coeur avait choisi son maître
Tu as froid
Mais personne pour te réchauffer
Où est ton roi?
Pour une autre il t'a quitté
Au printemps les oiseaux reviennent
Et s'épanouissent les fleurs
Mais dans ton coeur
L'hiver demeure
Lui, il t'a quitté
Sans regrets ni remords
Tu dois l'éffacer
Oui, oublier son corps
Tu l'oublieras mais
Du plus profond de ton etre
Tu ne veux pas l'oublier
Car ton coeur avait choisi son maître
Réveille toi! Tu t'endors
Sur ton rêve mort
Résiste et bat toi
Consolide ta foi
Sors de chez toi
Choisi toi un autre roi
Profite de le vie
Allez! Danse et rie...
Ne te laisses pas abattre
Pourquoi refuses de te battre?
Pourquoi t'endors-tu?
Parce qu'elle t'à déçu?
Ne t'envoles pas
Ne t'en vas pas
Qui te regretteras...
Si ce n'est moi...
Mes sentiments en pagaille
Mon coeur en éclat
Comment voulais-tu que ca aille
Après m'avoir planté là?
Bien sur j'ai éssayé
De retrouver les morceaux
Les rassembler, les recoller
Mais il me manque le plus gros
Celui que tu avais
Je ne le retrouve pas
Pour ce que tu en as fait
Je ne l'oublierai pas...
Mes sentiments en pagaille
Mon coeur en éclat
Tu m'as dit: bye-bye
Non, ne reviens plus sur tes pas.
Que c'est dommage! Il tronait là,
Au millieu de cette ville infernale,
Oppressante, qui nous rend fadas,
Semblable à une cathédrale.
Cet arbre, qu'est ce qu'il était beau,
Pour les oiseaux un simple support,
Son ombre leur offrant le repos,
Quand le soleil frappait trop fort.
Les burasques et les tempetes
Ne lui faisait presque plus peur...
Il résistait, tenant tête
A la nature et son humeur.
Mais il a suffit d'un orage
Pour que la foudre le brise en deux
Pour que l'on tourne cette page
Et que l'on l'oublie peu à peu
Cet arbre est comme notre bel amour
Qui aura presque tout surmonté
Mais qui sera en un seul jour
Tombé à terre pour l'éternité